June 10, 2021

La première fois que j’ai parcouru la route 381 Nord, c’était sous la canicule. Je m’en rappellerai toujours, puisque je ne connaissais absolument pas le secteur, moi qui suis originaire de Trois-Rivières ! Je n’avais aucune appréhension particulière, bien que quelques mises en garde d’autres cyclistes au départ de mon circuit m’avaient mis la puce à l’oreille. Ça allait être côteux ! La deuxième fois que j’ai effectué ce trajet, je suis arrivée frigorifiée au point le plus haut après la côte de la Galette. C’était pendant une course d’endurance de 1000 kilomètres en pleine nuit. Sans blague, j’avais même dû emprunter des bas de laine et des pantalons de jogging pour me réchauffer avant d’entamer les descentes !


LES DÉTAILS DE LA RIDE


✧ Distance : 110 km

✧ Dénivelé : 1271 m

✧ Niveau : Avancé

✧ Durée : 5-6 heures

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Ce matin, en me réveillant, je ne savais donc pas à quoi m’attendre quand j’ai décidé que je renouais avec cet itinéraire à la fois relevé et réconfortant, puisque chargé d’une multitude de beaux souvenirs. En regardant la météo, j’ai appris qu’il y aurait sans doute des averses, mais aussi un peu de soleil. La température ne serait pas optimale, mais j’étais déterminée à sortir de ma zone de confort dans laquelle je m’étais emmitouflée une bonne partie de l’hiver et du printemps.





Heureusement pour moi, j’ai une mère vraiment dévouée qui a accepté de faire mon support durant ce périple exigeant. C’est une chance incroyable, puisque nous sommes très bien rodées sur ce genre de distance. Elle sait exactement où se rendre pour optimiser le prochain ravitaillement et à quel moment m’offrir une petite collation ou un mot d’encouragement. Nous nous sommes donc rendues en voiture à l’église de Saint-Urbain, un petit village au début de la 381 où débute la Route des Montagnes. Après m’être assurée que j’avais tout ce dont j’avais besoin pour entamer la première vingtaine de kilomètres au moins, j’ai pris place sur ma monture et me suis lancée.

Dès le départ, on entame une série de montées qui nous assurent de faire grimper la température. J’ai donc commencé à avoir chaud, mais aussi à composer avec les maringouins et les mouches noires qui s’en donnent à cœur joie quand on roule plus lentement en montée. Au deuxième kilomètre, un de ces insectes, plus effronté que les autres, est passé sous mes lunettes et a tenté une entrée dans mon œil gauche. En essayant de l’en empêcher, j’ai échappé mes lunettes au sol et ai dû rebrousser chemin pour les récupérer. Cet événement plutôt anodin m’a rappelé que ma concentration devait être entièrement dédiée à la route, et à l’admiration des paysages bien sûr !

Parlant de paysages, ils sont, dès le début, absolument spectaculaires. Contempler les nombreuses déclinaisons de vert et les montagnes de roche grises qui pointent de chaque côté de la route vaut définitivement chaque coup de pédale.




J’ai eu droit à quelques averses ici et là sur la route qui m’a d’abord menée à l’entrée du Parc national de la SÉPAQ secteur du Mont-du-Lac-des-Cygnes. Rien de bien alarmant, surtout que j’étais bien protégée par mon imperméable Fizzy qui a entièrement fait le travail. Le parcours jusque-là étant essentiellement en montée, j’avais déjà cumulé plus de 500 mètres de dénivelé positif après 17 kilomètres ! Par contre, un des aspects que je préfère de la route 381, c’est qu’elle est en forme de A, ou de V inversé, c’est-à-dire que l’on n’a pas le choix de commencer par les montées, mais de finir par les descentes ! La partie roulante allait donc arriver inévitablement à un moment ou à un autre.




C’est à l’entrée du secteur Thomas-Fortin, une dizaine de kilomètres après l’entrée du Mont-du-Lac-des-Cygnes, que se termine officiellement la Route des Montagnes. Or, j’avais choisi de parcourir les 110 kilomètres et environ 1200 mètres de dénivelé positif, qui me mèneraient de Charlevoix au Saguenay, plus précisément à La Baie. J’ai donc poursuivi ma progression en montée jusqu’à la Côte de la Galette, l’un des derniers défis majeurs de l’itinéraire. Petit fait technique intéressant, je suis habituée d’utiliser un pédalier compact 50 34, parfaitement adapté pour grimper des côtes, alors que mon nouveau vélo est équipé d’un pédalier 52 36. Ce n’est pas une différence majeure, mais disons que la «petite gear» arrive plus rapidement qu’avant! Et, sur cet itinéraire comportant plusieurs montées de 16% voire 18%, elle a été sollicitée à quelques reprises !





Une fois arrivés au Saguenay-Lac-St-Jean, après une soixantaine de kilomètres parcourus, les grosses descentes arrivent et, dans mon cas, la pluie soutenue a choisi de se pointer le bout du nez au même moment. J’ai donc redoublé de prudence en descente, utilisant à bon escient mes freins à disque et prenant soin d’éviter les trous sur la chaussée. Ce n’est pas une météo idéale, mais une fois que l’on a accepté qu’on allait être tout trempé, on dirait que l’attitude change et qu’on réussit tout de même à en profiter ! Après tout, on dit que c’est dans l’adversité que l’on fait les champions ! À noter, les accotements ne sont pas présents partout sur cet itinéraire et l’asphalte est parfois endommagé. Toutefois, après le secteur du Mont-du-Lac-des-Cygnes, ce n’est pas une route particulièrement achalandée et les automobilistes croisés sur mon passage ont été très courtois. Le décor reste tout aussi enchanteur dans cette région touristique, alternant entre lacs et montagnes. C’est à la fois sauvage et exotique ! Le plus difficile, c’est de ne pas s'arrêter trop souvent, car on a envie d’immortaliser le moment !





La pluie a finalement cessé près du village de Ferland-et-Boilleau et j’en ai profité pour huiler ma chaîne qui faisait un bruit de métal plutôt intense à la suite de ces averses ! Un luxe que l’on peut s’offrir lorsqu’on est bien préparé ! Ferland-et-Boilleau est aussi l’endroit parfait pour se ravitailler, puisqu’on y croise les premiers commerces sur l’itinéraire. On y trouve notamment la Boulange qui offre non seulement des pâtisseries à faire saliver, mais aussi des repas complets. De plus, les gens y sont vraiment accueillants ! Je vous conseille par la suite de parcourir les kilomètres restants pour vous rendre jusqu’à la Baie, pour avoir droit à une superbe vue sur le Lac-Saint-Jean.





Après cet arrêt, la fin du trajet se fait vraiment rapidement. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui me poussent à vouloir éventuellement faire l’aller-retour. Peut-être cela se fera-t-il d’ici la fin de la saison !? Aussi, tout dépendant de votre organisation, il est possible de combiner randonnée pédestre et sortie à vélo. Ce ne sont pas les options qui manquent !

Bref, j’ai eu les yeux et le cœur comblés devant tant de splendeur et je suis bien heureuse d’avoir osé parcourir cet itinéraire de nouveau ! Et puis, je vous l’avoue, c’est toujours l’une de mes routes préférées au Québec !


Un merci tout spécial à ma mère qui a été l’accompagnatrice parfaite pour cette journée mémorable, jouant même le rôle de photographe !


Pour l’itinéraire, c’est ici : https://www.strava.com/activities/5418804553


Jessica Bélisle, fière ambassadrice du Collectif PEPPERMINT ♡



Charte de Grandeurs
XXS
29.0-30.0 in
22.0-23.0 in
32.0-33.0 in
28.0 in
XS
30.5-32.0 in
23.5-25.0 in
33.5-35.0 in
29.0 in
S
32.5-34.0 in
25.5-27.0 in
35.5-37.0 in
30.0 in
M
34.5-36.0 in
27.5-29.0 in
37.5-39.0 in
31.0 in
L
36.5-38.0 in
29.5-31.0 in
39.5-41.0 in
32.0 in
XL
38.5-41.0 in
31.5-35.0 in
41.5-44.0 in
32.0 in
XXL 41.5-43.0 in 35.5-37.0 in 44.5-46.0 in 32.5 in

You would like to have a few tips regarding sizing from our team, send us a short email at info@peppermintcycling.com.

 

Pointures de Chaussures

4 35 2 8.1875" 20.8
4.5 35 2.5 8.375" 21.3
5 35-36 3 8.5" 21.6
5.5 36 3.5 8.75" 22.2
6 36-37 4 8.875" 22.5
6.5 37 4.5 9.0625" 23
7 37-38 5 9.25" 23.5
7.5 38 5.5 9.375" 23.8
8 38-39 6 9.5" 24.1
8.5 39 6.5 9.6875" 24.6
9 39-40 7 9.875" 25.1
9.5 40 7.5 10" 25.4
10 40-41 8 10.1875" 25.9
10.5 41 8.5 10.3125" 26.2
11 41-42 9 10.5" 26.7